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Les Affaires au Mexique

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Investir en Amérique Latine est rentable
 
Telefónica, Santander, BBVA, Endesa y Respol sont quelques unes des compagnies bien cotées qui ont le plus d'intérêts en Amérique latine.
 
 
Le terrain sur lequel les entreprises cotées espagnoles sont installées en Amérique latine est plus ferme que les années précédentes. Alors que résonnent encore les échos des critiques du président du Venezuela, Hugo Chávez, contre les entreprises espagnoles, menaçant de les soumettre à une "profonde révision", les experts sont d'accord pour dire  que l'Amérique latine offre une croissance très attractive aux entreprises qui ont investi dans ces pays et que les risques sont limités dans la majeure partie de la région. Par exemple le Brésil, le Mexique et le Chili sont les pays qui jouissent de la meilleure réputation.
 
Le climat de tension politique entre l'Espagne et le Venezuela s'est produit la semaine précédant la neuvième édition du Forum Latibex organisé par les Bourses et Marchés Espagnols, où l'on met en avant la promotion pour investir dans les valeurs latino-américaines.
Messages de tranquillité. Les analystes pensent que les actionnaires de Telefónica, de Santander, BBVA et Endesa, entre autres, peuvent se rassurer malgré leur exposition en Amérique du Sud. "Le plus grand risque que les compagnies espagnoles peuvent subir reste le risque politique et celui de la régulation. Logiquement, cela pourrait avoir un impact sur la cote des actions et c'est très difficile à quantifier ».
 
Cependant, les relations entre les investisseurs étrangers et les gouvernements des pays émergents constituent normalement une espèce de symbiose. Ils sont autant dépendant des investissements que les compagnies de leurs marchés et de leurs facteurs de production. « Le risque, dans une certain mesure, est donc limité », remarque Alejandro Varela, gérant de Rente 4 spécialisé dans l'Amérique latine.
 
Pour Juan Luis García Alejo, directeur d'analyses et de gestion d'Inversis Banco, les entreprises espagnoles en Amérique du Sud qui rencontrent le plus de risques sont celles qui sont sur un marché régulé, puisque la réglementation peut évoluer, à l'égal du risque du changement de fiscalités, comme ce qui s'est passé pour Repsol.
 
Cependant, "le risque actuel est le même que celui qu'ils ont eu il y a sept mois", ajoute-t-il. Néanmoins, la sélection du pays où ils investissent, a revêtu une plus grande importance à l'heure où il s'agit d'évaluer l'équation rentabilité sur risques. Ainsi, l'essor du populisme que des leaders comme Chávez ont lancé, a augmenté le risque d'investir dans ce pays.
 
"Le Venezuela, la Bolivie et l'Équateur sont les pays qui ont des dirigeants plus extrêmes", explique Álvaro Lisson, expert en Analyse et Financies Internationales (AFI). "En Amérique latine il y a des risques, mais les pays sont mieux positionnés maintenant pour les surpasser", signale Lisson. De plus, l'exposition des Espagnoles cotées au Venezuela est limitée.
 
Ce qui préoccupe les experts est l'étendue possible du populisme à d'autres nations voisines de la zone, qui peut déboucher sur le réinvestissement des entreprises privées. Les pays qui contribuent le plus au PIB d'Amérique Latine restent en marge de cette tendance, ce qui a permis des améliorations économiques et un meilleur fonctionnement des économies des pays qui ont le plus de poids (le Brésil, le Chili, l'Argentine et le Mexique).
 
"L'influence de ces politiques est limitée, mais très tonitruante et elle pourrait gagner des adeptes entre les classes moins favorisées", ajoute Varela. Dans ce contexte, les compagnies qui sont dans une position privilégiée sont celles qui ont des investissements au Brésil. C'est le pays qui vole de ses propres ailes et apparaît dans les listes des plus attractifs, à l'intérieur du géant latino-américain. "Il est dans un processus de baisse de taux d'intérêts, il a un excédent de compte courant et il a amélioré sa dette en relation avec le PIB de 60% il y a quelques  années à 40 %",  indique l'analyste d'AFI.
"L'Amérique latine c'est le Mexique et le Brésil".

Ainsi José Carlos Díez, analyste d'Intermoney qui se montre radical et à qui il semble surprenant le bruit que fait le Venezuela pour le peu qu'il pèse dans l'économie de la région. Il est certain que les pétrodollars financent d'autres zones, comme Cuba.
 
Pour Díez, l'entrée des entreprises espagnoles cotées, en Amérique latine a été une réussite, comme le démontre le fait que le tiers de l'ebitda (bénéfice avant les intérêts, les impôts, les amortissements et les dépréciations), vienne de la région. Il est d'accord avec la majorité pour signaler le Brésil comme son favori, où l'on voit des opportunités pour les entreprises espagnoles qui s'occupent d'infrastructures.
 
"Lula da Silva a compris qu'en assainissant l'économie tu peux faire en sorte que ton pays aille mieux. Cela continue d'être un pays avec un potentiel élevé, qui a gagné en sûreté juridique", signale García Alejo. L'expert explique que Santander est une de celles qui a le plus parié sur la région et  il évalue bien l'entrée de BBVA au Mexique, un pays qui offre une assurance aux entreprises, dans laquelle Iberdrola est aussi exposée.
 
Cependant, la dépendance du Mexique à l'économie américaine implique un risque en cas de décélération brusque. Une hypothèse que Ahorro Corporacion  pose, mais ne pense pas probable.
Éviter des zones difficiles.

Repsol est la valeur qui suscite plus de méfiance du fait de son exposition à la région, puisqu'il est situé dans des zones de conflit, comme le Venezuela, la Bolivie et l'Argentine. Ce dernier "a un gros problème d'inflation. On doute de la fiabilité des données actuelles. Il existe des estimations qui montrent que l'inflation peut augmenter de 20 % s'il ne se mettent pas à jour rapidement", explique l'analyste d'AFI.
 
Dans tous les cas, les experts coincident à faire remarquer que, bien qu'il ne faille pas oublier les risques que l'Amérique latine présente le potentiel de croissance des pays comme le Brésil et le Mexique offrent une équation rentabilité sur risque avantageuse, par rapport à d'autres pays émergents, où l'insécurité juridique est plus grande.
 
Les indices Latibex augmentent de 67 %
La possibilité d'investir dans les valeurs latino-américaines qui sont en euros, est à la portée des investisseurs européens grâce à Latibex, un marché créé par la Bourse espagnole en 1999.
Latibex est l'unique marché international pour les valeurs latino-américaines qui cotisent en euros. "Pour un investisseur espagnol, son grand avantage est la simplicité d'opération, ce qui permet d'économiser les coûts et d'amortir les risques, pour la monnaie. Cela permet d'opérer de la même façon que s'il s'agissait d'acheter ou de vendre des titres sur le marché national. Ainsi c'est très facile et économique d'investir", explique Alejandro Varela, gérant de Rente 4.
Mais tout le monde n'est pas riche.

Beaucoup d'experts disent qu'il reste encore beaucoup de choses à améliorer dans la fluidité des valeurs," ce que l'on traduit là-dedans c'est que, pour le moment, les fourchettes de prix entre l'offre et la demande sont grandes, et les volumes peu importants ", remarque Varela.
Cependant, ce point affecte plus les investisseurs institutionnels que les particuliers, puisqu'ils ont l'habitude de faire circuler de plus grandes quantités d'argent dans leurs opérations, pour cela il demande plus de fluidité pour faciliter l'achat et la vente de valeurs. La balance de la rentabilité vise l'attrait des valeurs latino-américaines.
 
Ainsi cela reste évident pour le comportement des indices Latibex, Latibex Top et Latibex Brasil, qui se revalorisent respectivement de 55 %, 36,6 % et 67,1 % sur une année. Le pari pour la région en général, et pour le Brésil en particulier, reste évident. De fait, des treize membres de l'indice Latibex Brasil, huit d'entre eux ont été réévalués à plus de 40 % depuis janvier.

Dans ce sens, parmi leurs secteurs favoris, quelques experts disent d'investir  dans les matières premières, les télécommunications, et les services financiers. Plusieurs des compagnies qui appartiennent à ces secteurs ont déjà connu une évolution spectaculaire en un an mais elles continuent à avoir des fonctionnalités, comme la minière Vaut do le Río, qui est revalorisé à plus de 110 %.
"Ce sont des sociétés qui montent fondamentalement grâce à la croissance de la demande globale et de celles du prix des matières premières, ainsi que pour leurs meilleures situations financières, ce qui se traduit par un bon comportement de la zone qui fait que beaucoup d'entre eux bénéficient à beaucoup d'entreprises", signale le gérant de Rente 4.
Petrobrás quant à lui monte à 78 %, et est en train de tirer profit du maximum historique du prix du baril de pétrole en un temps record.
 
L'importance de diversifier
Cependant, certains experts, comme Juan Luis García Alejo, d'Inversis se montrent peu enthousiastes avec l'investissement sur le marché Latibex.
Selon son opinion, celui qui veut investir en Amérique latine doit le faire à travers des fonds de placement, puisqu'ils permettent de se diversifier et de compter sur la gestion d'un professionnel. Ce dernier reconnaît que, pour investir dans les valeurs sûres de la région, Latibex est le meilleur moyen pour le faire.
 
Les investisseurs qui souhaitaient approfondir leur connaissance sur les entreprises qui cotisent à Latibex, ont pu se rencontrer entre le 21 et le 23 novembre, à l'hôtel Intercontimental, de Madrid, où a eu lieu le Forum Latibex. Autant de présidents des principales multinationales espagnoles, qui s'intéressent à la zone, y ont participé pour partager leur expérience, comme les responsables des entreprises latino-américaines qui cotisent dans différents secteurs.

 
Expansión.com, © 16.11.2007 , Expansión , tous droits réservés
 
Article reproduit par courtoisie de Expansión, pour vous abonner, consultez www.expansion.com ou www.todalaprensa.com.mx