Skip to main content

Les Affaires au Mexique

Go Search
Home
Revue Imprimée
  
Echos de France > Les Affaires au Mexique > affaires_mexique > bebes_ecolos  

Bébés écolos

Bébés écolos Web Part Menu

 

 

 


M
ême si la plupart du temps les bébés n’ont besoin que de deux minutes pour les salir, il faut aux couches jusqu’à 200 ans pour être recyclées.

Cela étant, et s’appuyant sur la part des consommateurs qui est prête à payer plus quand il s’agit de produits écologiquement responsables, l’entreprise mexicaine Mabesa a développé Biobaby, une couche qui n’a besoin que de sept ans pour être complètement absorbée par la nature.
Quel est le truc ? Il faut évidemment le trouver dans les matériaux utilisés. La vitesse de réintégration à l’écosystème provient du fait que les matériaux utilisés dans la fabrication des couches sont, en grande partie, d’origine naturelle : coton bio, recouverts d’acide polyliatique- fabriqué à partir d’amidon de maïs et de pomme de terre- et des huiles naturelles de géranium, de lavande et de camomille. L’emballage lui-même a été créé en respect de l’environnement. Un polyéthylène biodégradable, qui se désintègre au bout de sept ans dans l’eau, le dioxyde de carbone et la biomasse a été utilisé dans la fabrication.
Ainsi, parmi l’ensemble des matériaux utilisés dans la fabrication d’une couche Biobaby, 50% sont biodégradables ou d’origine naturelle, alors que dans une couche traditionnelle, ce chiffre ne dépasse pas 20% ou 25%.

Dans l’ensemble des déchets, les couches pour bébés occupent une place particulièrement importante.
Des calculs indépendants estiment qu’un enfant utilise en moyenne 500 couches par an pendant les deux premières années de sa vie, et que celles-ci correspondent à près de 3% de l’ensemble des déchets domestiques produits en zone urbaine. C’est pour cette raison que les couches jetables sont perçues comme l’un des plus grands impacts négatifs sur l’environnement.

Au service du marché

Pour Mabesa, une filiale du groupe P.I Mabe, qui a enregistré un total de ventes de 460 000 dollars en 2006 et exporte dans plus de 35 pays, la mauvaise réputation des couches a représenté une bonne opportunité.
C’est pour cette raison qu’elle a décidé d’investir environ 9 millions de dollars pour développer Biobaby, un projet pour lequel une décennie de recherches a été obligatoire, et qui a impliqué le travail des usines que possède la société au Mexique, au Brésil et aux Etats-Unis. « C’est un produit qui fait partie d’une initiative prise il y a plus de 10 ans, mais à cette époque, la technologie disponible ne nous permettait pas de matérialiser notre idée », dit Richard Halbinger, gérant de marketing de la division « bébé » de l’entreprise.
Mais le déficit technologique n’a pas représenté un obstacle définitif pour l’entreprise mexicaine. « Contrairement à d’autres entreprises locales qui cèdent à la tentation de ne suivre que les tendances des entreprises multinationales, chez Mabesa il existe une habitude à l’innovation, nous sommes perpétuellement en train de concevoir et de matérialiser de nouvelles idées. Dans ce contexte, Biobaby n’est ni le premier ni le dernier des produits que nous développons », souligne Carlos Canales, directeur de recherche et développement de la société.

Chez Mabesa, ils savent qu’une offre respectueuse de l’environnement peut être un bon fond de commerce. « Dans la partie du public ciblée par le produit, les consommateurs se sentent très préoccupés par les thèmes environnementaux. C’est cette donnée qui doit nous orienter », dit Canales. « Nos développements doivent être totalement en accord avec le marché, dans le cas contraire, nous ne rencontrons pas de réponse de la part du consommateur ».
Cette idée à l’esprit, ils travaillent constamment sur des produits neufs et plus complexes.
« Notre but ultime est de créer une couche qui soit 100% biodégradable », explique Halbinger. Un très grand effort technologique, qu’il ne faut pas longtemps aux bébés pour le rendre bon à jeter à la poubelle.

Andrés Piedragil Galvez © août 2007, América Economía, tous droits réservés.

Article reproduit par courtoisie de América Economía, pour vous abonner, consultez suscribase@americaeconomia.com