
De Oaxaca au reste du monde
La marque de mode aux allures sportives lance aujourd’hui au niveau mondial sa nouvelle collection en édition limitée, inspirée des motifs traditionnels de la culture Mixtèque et ce afin de rendre visible aux yeux du monde la communauté de Oaxaca, berceau de traditions culturelles et d’héritages plurimillénaires.
La marque Converse s’est toujours distinguée par l’évolution permanente de ses modèles de chaussures. Les traditionnelles « Chuck Taylor » sont désormais la base pour une infinité de possibilités toutes plus créatives les unes que les autres, qui, à chaque nouvelle saison viennent égayer les pieds de toute la famille.
Cet été Converse lance « Pinotepa », une collection spéciale qui ne reflète pas seulement les motifs traditionnels, mais surtout la richesse artistique et culturelle des cultures indiennes mixtèques et qui se décline dans des paires de tennis inégalables, tout comme le sont les textiles de Pinotepa de Don Luis dans l’état de Oaxaca, dont s’est inspiré le créateur. 
Au travers des motifs authentiques de cette collection se refletent en effet depuis plus de huit mille ans d’influences, à la fois pré-hispaniques et coloniales.
L’art qui résulte de la très grande sensibilité du peuple Mixtèque, est une façon pour les habitants de Oaxaca d’exprimer leurs sentiments, leurs désirs et leur quête vitale de spiritualité et de transcendance.
© 4. 06.2007, Américaeconomía, tous droits réservés.
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Ce qui compte, c'est le détail
Même si les grandes entreprises se multiplient, qu'elles ouvrent sans cesse de nouvelles succursales, ton commerce peut capter une bonne part du marché, pour peu qu'il offre à la fois valeur ajoutée et innovation.
Dans le monde du commerce, un des phénomènes les plus intéressants de ces dernières années est la renaissance de ce que l'on nomme "le commerce de proximité" - ces petits magasins situés dans les quartiers historiques et traditionnels des grandes villes-, avec une image ou un concept cependant sensiblement différent. On trouve aujourd'hui de telles boutiques dans des quartiers qui sont devenus des épicentres culturels, à la fois pour leurs propres habitants, et pour les visiteurs de passage.
Pour que tu aies une idée plus précise de ce dont il est question ici, nous te conseillons vivement le film " Vous avez un message" avec Tom Hanks et Meg Ryan. Chacun des deux personnages y est propriétaire d'une librairie : elle en possède une petite pour enfants, agréable et confortable, et lui, de l'autre côté de la rue, ouvre une succursale d'une grande chaîne de librairies et la contraint, à terme, à mettre la clé sous la porte.
La référence au film est loin d'être fortuite et met en exergue la problématique centrale à laquelle sont confrontés ces petits commerces: comment faire face à la concurrence acharnée des grandes entreprises, et des chaînes de magasins.
Dans le film, si, au lieu de le fermer, le personnage interprété par Meg Ryan avait rénové son magasin, elle aurait peut-être pu intéresser et donc garder la partie de la clientèle qui préfère un lieu accueillant à la sophistication impersonnelle de la grande chaîne. De la même façon, l'attention personnalisée du propriétaire ou le fait que ton magasin reste un lieu traditionnel de rencontre des gens du quartier sont des valeurs qui peuvent t'offrir un sérieux avantage sur la concurrence.
Il existe cependant certains cas atypiques, Starbucks par exemple, qui, bien qu'étant un groupe gigantesque applique à chacune de ses succursales la stratégie d'un commerce de proximité. Le traitement personnalisé réservé à chaque client en est le meilleur exemple.
Les caractéristiques qui font des commerces de proximité des lieux particuliers sont les suivants :
Ce sont premièrement des entreprises en relation directe avec le marché. En général, ce sont des magasins ou des locaux ouverts au public. Dans la majorité des cas, les propriétaires y travaillent à temps complet et les clients les connaissent.
Il est également fréquent qu'on les trouve dans les quartiers à forte tradition historique. Certes on trouve certaines de ces boutiques dans les quartiers les plus reculés ou en périphérie, mais la grande majorité se trouve au cœur des quartiers qui ont été restaurés et qui possèdent souvent une vie culturelle développée. À Mexico, par exemple, les quartiers les plus représentatifs en sont La Roma, La Condesa, Polanco, Coyoacán, Tlalpan, La Escandón, La Napoles ou encore Xochimilco.
L'ensemble reflète en outre la personnalité et les goûts du propriétaire, ce qui semble être une autre des caractéristiques essentielles de ce genre de commerce. Les propriétaires sont en général passionnés par les produits qu'ils vendent et cherchent constamment à entretenir cette passion et à trouver de nouveaux produits similaires.
Parmi les variantes infinies, on trouve des salons de thé, des restaurants, des épiceries fines, des magasins de décoration ou de meubles faits main, des librairies spécialisées, des boutiques de vêtements de créateurs, des marchands de journaux, de vins, d'encens ou d'antiquités.
Quelques exemples
Contrairement à une franchise, un grand magasin ou un supermarché, le simple fait de flâner à l'intérieur de ces boutiques est une expérience unique pour le consommateur, les lieux s'appliquant jusque dans les moindres détails à créer une expérience unique et durable.
Le Salon de thé "Caravanserai", à l'angle des rues Álvaro Obregón et Orizaba, dans le quartier Roma est né de la passion de son propriétaire. Pierre-Louis Favre Van Heffen, un français, était venu au Mexique pour travailler dans le domaine du cinéma, mais après s'être finalement installé dans la capitale, il a décidé de recréer, en 2003, le rituel parisien du thé. En plus d'offrir plus de 80 délicieuses variétés de thés dans un environnement rempli de canapés et de fauteuils confortables, le client a également la possibilité d'y acheter des pièces d'art, des antiquités ou des accessoires pour le rituel du thé.
Ses clients sont, dans leur grande majorité, des jeunes qui, comme le propriétaire, vivent dans le quartier et qui ont vite adopté l'établissement comme lieu de réunion. Ils y organisent en plus des lectures de poésie ou des débats littéraires.
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 source : León felipe Chargoy/Revista Entrepreneur |
Un autre exemple mexicain :
Yonatán Okon, propriétaire de l'épicerie Orígenes Orgánicos, dans le quartier de la Condesa de Mexico. Sociologue de profession, qui a également étudié et pratiqué la psychanalyse, Okon a ouvert sa boutique après avoir vécu quelques années à New-York.
"Je voulais faire quelque chose d'utile socialement, et l'écologie m'a toujours intéressé ", dit le chef d'entreprise, qui a commencé à vendre des œufs bios au sein de la coopérative Grupedzac. "C'est une organisation qui se charge de trouver des solutions de développement qui soient écologiquement viables pour des familles en situation d'extrême pauvreté".
La première étape fut d'acheter des poules, pour pouvoir fournir des œufs qui ne contenaient ni pesticides ni antibiotiques ni hormones de croissance. Cette entreprise fonctionne et soutient à la fois des communautés dans l'Etat de Mexico et dans l'Etat d'Oaxaca.
L'étape suivante consista à ouvrir la première épicerie, nommée au départ Aires de Campo, puis rebaptisée Orígenes Orgánicos en 2005, à la suite de différents entre Okon et ses associés de l'époque.
Peu de temps après, l'épicerie est devenue un lieu important dans le quartier, notamment grâce à l'intérêt des jeunes adultes voisins intéressés par les thèmes de santé.
En plus d'offrir une large gamme de produits bios, le magasin possède quelques tables pour boire un jus de fruit ou manger une salade. "Nous avons un projecteur de DVD dont nous nous servons pour projeter des documentaires sur l'écologie. Nous sommes également en train de mettre en place une bibliothèque de livres et de revues afin de nous constituer en centre de référence en matière d'environnement", explique Okon.
On y distribue également des informations concernant les événements et les activités culturelles du quartier, et le propriétaire est en train de mettre en place un plan de mobilisation écologique de la Condesa.
Comme toutes les petites entreprises, les commerces de proximité requièrent patience et implication de la part des entrepreneurs, le capital investi au départ mettant en général au moins une année pour générer des profits.
Selon Okon, "nous ne commençons qu'à peine à percevoir le retour sur l'investissement de départ car les coûts sont très élevés".
Orígenes Orgánicos doit en effet payer un loyer de plus de dix-huit mille pesos par mois et a dû débourser au départ plus de cinquante mille dollars pour rénover le local. L'entreprise est composée de cinq personnes, ce qui rend encore plus difficile de générer des bénéfices pendant cette première étape.
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