Skip to main content

Radio Expat

Go Search
Home
Revue Imprimée
  
Echos de France > Radio Expat > Shared Documents > NotreCahierSpecial  

 

 

 

  Courtoisie de I'UFE à Paris

Courtoisie de I'UFE à Paris Web Part Menu
1 300 000 Français inscrits composent nos communautés à l'étranger

Inscrits – estimation des non-inscrits :
que vaut le dispositif statistique sur les Français établis hors de France ?

D’après le rapport 2006 de la Direction des Français de l’étranger, il semblerait que les progrès annoncés pour mieux connaître nos communautés à l’étranger sont restés modestes. Le dispositif statistique mis en place pour dénombrer les Français établis hors de France est très critiqué : la population française ne s’élèverait pas à 1 300 million, mais à plus de 2,3 millions, pour obtenir la population établie à Londres, il faudrait multiplier par deux, voire trois le chiffre fourni par le consulat, etc.

« Il est vrai que les résultats de 2005 posent problème » explique le Directeur des Français de l’étranger dans son rapport.
« Il est clair que la population française au sens sociodémo graphique n’a pas baissé, ni en Suisse, ni en Allemagne et qu’elle n’a pas augmenté dans de telles proportions au Royaume-Uni.

Que répondre à ces questions ?

Il faut d’abord rappeler que cette enquête repose sur un dispositif administratif, autrefois l’immatriculation, maintenant l’inscription, elle en supporte donc toutes ses limites. Beaucoup d’enquêtes statistiques sont bâties de la même façon, par exemple l’enquête sur les offres et les demandes d’emploi. Dans le cas des Français de l’étranger, il n’y a pas d’autre dispositif possible.

A quelles conditions le registre peut-il fournir, d’une part une bonne estimation du dénombrement de la population, d’autre part présenter une mesure de son évolution ? Il s’agit bien de deux questions différentes, un outil pouvant être un bon indicateur d’évolution, mais sous-estimer le dénombrement.

1 – Le registre peut être un bon indicateur d’évolution à condition que les procédures de gestion et la carte consulaire ne changent pas.
Si elles changent,il y aura rupture de séries et il faudra attendre une à deux années pour retrouver des séries significatives. D’où la formule : il faut « réétalonner » l’outil de mesure. C’est une difficulté tout à fait classique que les statisticiens s’efforcent de résoudre.

2 – Le registre présente un dénombrement relativement fiable de la population sauf dans les pays de l’Europe occidentale et ceux d’Amérique du Nord, mais pour ceuxci, la sous-estimation n’est pas importante.

Dans les pays où l’inscription présente
unintérêt pour les Français,le dénombrementfourni par le registre est relativement fiable. Dans les autres pays, essentiellement ceux de l’Union européenne,les États-Unis et le Canada,il est certain que le registre sous-estime le nombre de Français établis dans ces pays.La seule solution pour y voir plus clair est l’exploitation fine des statistiques publiques locales. La DFAE a donc lancé un programme d’études. Celle sur le Royaume-Uni est quasiment achevée et les résultats ne confirment par les estimations consulaires, ni celles fournies par les médias. Au Royaume-Uni, la sousestimation n’est pas de 100%, mais serait de l’ordre de 30%. L’étude chiffre à 130000 le nombre de Français résidents (chiffre encore provisoire). La même observation est faite sur le Canada. La DFAE a lancé des
études similaires sur six autres pays
d’Europe et sur les Etats-Unis. »
                    Source : Rapport DFAE

 

L' Europe occidentale regroupe à elle seule plus de 50% Français installés à l'étranger


 

 

Poids des différentes régions en 1985 et 2005                     Les immatriculés et les populations de binationaux edétachés

 

 

 

 

 


 

 

 Pourquoi faut-il s’inscrire au consulat ?

S’inscrire présente des avantages nombreux :
Vous êtes connus des autorités françaises qui pourront désormais vous informer régulièrement des évolutions de votre statut de Français établi hors de France. Votre consulat résoudra bon nombre de problèmes administratifs comme le fait votre mairie en France. Grâce à votre inscription, votre consul saura vous joindre à toutes occasions, notamment en cas de conflit. Votre inscription vous permet d’exercer votre droit de vote lors des élections françaises majeures (référendum, élection du Président de la République, élections des conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger…
)

Comment s’inscrire ?
En vous rendant au consulat dont vous dépendez muni d’une pièce d’identité, votre livret de famille le cas échéant, un justificatif de résidence et votre carte de résident étranger ou votre permis de séjour délivré par les autorités locales.

Quand s’inscrire ?
Avant le 31 décembre 2006 si vous souhaitez participer aux prochaines élections.

 
Répartition des Français
par région et par pays

Courtoisie de I'UFE à Paris

Courtoisie de I'UFE à Paris Web Part Menu
                   

1 300 000 Français inscrits composent nos communautés à l'étranger

Inscrits – estimation des non-inscrits :
que vaut le dispositif statistique sur les Français établis hors de France ?

D’après le rapport 2006 de la Direction des Français de l’étranger, il semblerait que les progrès annoncés pour mieux connaître nos communautés à l’étranger sont restés modestes. Le dispositif statistique mis en place pour dénombrer les Français établis hors de France est très critiqué : la population française ne s’élèverait pas à 1 300 million, mais à plus de 2,3 millions, pour obtenir la population établie à Londres, il faudrait multiplier par deux, voire trois le chiffre fourni par le consulat, etc.

« Il est vrai que les résultats de 2005 posent problème » explique le Directeur des Français de l’étranger dans son rapport.
« Il est clair que la population française au sens sociodémo graphique n’a pas baissé, ni en Suisse, ni en Allemagne et qu’elle n’a pas augmenté dans de telles proportions au Royaume-Uni.

Que répondre à ces questions ?

Il faut d’abord rappeler que cette enquête repose sur un dispositif administratif, autrefois l’immatriculation, maintenant l’inscription, elle en supporte donc toutes ses limites. Beaucoup d’enquêtes statistiques sont bâties de la même façon, par exemple l’enquête sur les offres et les demandes d’emploi. Dans le cas des Français de l’étranger, il n’y a pas d’autre dispositif possible.

A quelles conditions le registre peut-il fournir, d’une part une bonne estimation du dénombrement de la population, d’autre part présenter une mesure de son évolution ? Il s’agit bien de deux questions différentes, un outil pouvant être un bon indicateur d’évolution, mais sous-estimer le dénombrement.

1 – Le registre peut être un bon indicateur d’évolution à condition que les procédures de gestion et la carte consulaire ne changent pas.
Si elles changent,il y aura rupture de séries et il faudra attendre une à deux années pour retrouver des séries significatives. D’où la formule : il faut « réétalonner » l’outil de mesure. C’est une difficulté tout à fait classique que les statisticiens s’efforcent de résoudre.

2 – Le registre présente un dénombrement relativement fiable de la population sauf dans les pays de l’Europe occidentale et ceux d’Amérique du Nord, mais pour ceuxci, la sous-estimation n’est pas importante.

Dans les pays où l’inscription présente
unintérêt pour les Français,le dénombrementfourni par le registre est relativement fiable. Dans les autres pays, essentiellement ceux de l’Union européenne,les États-Unis et le Canada,il est certain que le registre sous-estime le nombre de Français établis dans ces pays.La seule solution pour y voir plus clair est l’exploitation fine des statistiques publiques locales. La DFAE a donc lancé un programme d’études. Celle sur le Royaume-Uni est quasiment achevée et les résultats ne confirment par les estimations consulaires, ni celles fournies par les médias. Au Royaume-Uni, la sousestimation n’est pas de 100%, mais serait de l’ordre de 30%. L’étude chiffre à 130000 le nombre de Français résidents (chiffre encore provisoire). La même observation est faite sur le Canada. La DFAE a lancé des
études similaires sur six autres pays
d’Europe et sur les Etats-Unis. »
                    Source : Rapport DFAE

 

L' Europe occidentale regroupe à elle seule plus de 50% Français installés à l'étranger


 

 

Poids des différentes régions en 1985 et 2005                     Les immatriculés et les populations de binationaux edétachés

 

 

 

 

 


 

 

 Pourquoi faut-il s’inscrire au consulat ?

S’inscrire présente des avantages nombreux :
Vous êtes connus des autorités françaises qui pourront désormais vous informer régulièrement des évolutions de votre statut de Français établi hors de France. Votre consulat résoudra bon nombre de problèmes administratifs comme le fait votre mairie en France. Grâce à votre inscription, votre consul saura vous joindre à toutes occasions, notamment en cas de conflit. Votre inscription vous permet d’exercer votre droit de vote lors des élections françaises majeures (référendum, élection du Président de la République, élections des conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger…
)

Comment s’inscrire ?
En vous rendant au consulat dont vous dépendez muni d’une pièce d’identité, votre livret de famille le cas échéant, un justificatif de résidence et votre carte de résident étranger ou votre permis de séjour délivré par les autorités locales.

Quand s’inscrire ?
Avant le 31 décembre 2006 si vous souhaitez participer aux prochaines élections.

 
Répartition des Français
par région et par pays

 

         

 

 

 


 


 

               

 

 

 

Des évolutions très différentes d’une région à l’autre et d’un pays à l’autre

Ce résultat est la somme d’évolutions contraires : la population française baisse en Europe occidentale et en Amérique du Nord, augmente fortement en Afrique du Nord, en Asie-Océanie et dans le Proche Moyen-Orient.

Par pays, les évolutions observées sont très contrastées. Voici quelques résultats pour l’Europe occidentale, région qui représente près de la moitié de la population établie hors de France : baisse de 3,3% en Suisse, de 5% en Allemagne, de 0,7% en Italie, hausse de 8,4% au Royaume Uni, de 4% en Espagne.

La population française augmente aux Etats-Unis (+ 1,1 %), mais baisse au Canada (- 2,6 %).

On constate des évolutions comparables dans les autres régions.

Source : Rapport DFAE          

Les évolutions dans le monde
expliquer la baisse.

> Asie-Océanie
Dans cette région,la croissance de la population mesurée par le registre des Français se poursuit à un rythme élevé : +8,8% en 2005, contre +4,3% en 2004. Sur dix ans, le taux de croissance moyen a été de 4,1%.

Dans tous les grands pays, la population française connaît un fort développement. En Chine, l’accroissement est spectaculaire :
+16,3%. De même en Thaïlande : +13,5%,à Singapour : +18,9%, en Nouvelle-Zélande : +19,5%, en Malaisie : +15,5%, etc. Dans d’autres pays, la croissance est plus modérée, comme en Inde : +3,1%, au Japon : +5,5%.

Ces résultats retracent sans doute le développement de la communauté française dans cette région,mais ces chiffres doivent être tempérés par les effets du changement de la procédure d’immatriculation.

> Europe de l'Est
La population française établie dans cette région a augmenté fortement en 2005 : +7,4%.Là aussi,le tableau est très contrasté. Des pays connaissent de fortes baisses, la
Pologne par exemple (-9,7%), d’autres, au contraire,des hausses spectaculaires,comme la Roumanie (+16,4%), la Russie (+14,2%).


Quelles raisons peut-on donner pour expliquer ces variations ? Pour la Pologne, la suppression de l’inscription à Cracovie peut

expliquer la baisse. Les nouveaux membres de l’Union Européenne, hors Pologne, qui représentent 30% de la population de la région, voient la population française fortement augmenter (+17%).

> La population se féminise
Il y a 20 ans, les femmes étaient peu présentes à l’étranger ; elles ne représentaient que 37% de la population. Aujourd’hui, le
pourcentage de femmes dépasse de deux points celui des hommes.

Bien que cette évolution concerne toutes les régions,il subsiste de grandes disparités. En Afrique, les femmes sont moins nombreuses: 45% en Afrique non francophone et 46% en Afrique francophone. Il en est de même en Asie-Océanie et en Europe de l’Est. En revanche, en Europe, en Amérique
du Nord,en Afrique du Nord,la proportion de femmes est supérieure à celle des hommes.

>Rajeunissement de la population
particulièrement en Europe
En 2005, 28% de la population a moins de 18 ans, soit 4 points de plus qu’en 1985. Cette tendance se retrouve dans toutes les régions, mais certaines gardent des caractéristiques propres. Par exemple, en Afrique du Nord, en Afrique francophone et aux Proche et Moyen Orient, la part des moins
de 17 ans est notablement plus élevée que dans les autres régions.

>L’activité se situe très majoritairement
dans le secteur tertiaire

Près de 87% des emplois appartiennent au secteur tertiaire, la dominance est forte et s’accentue nettement en 10 ans. En France, le secteur tertiaire occupe 72% des actifs.

Quelques pays ou régions présentent des particularités : en Amérique du Nord où le secteur tertiaire atteint 93% et,à l’opposé,

l’Afrique non francophone où le tertiaire ne représente que 68% de l’activité. Dans cette région, le secteur industriel est très implanté et occupe 27% des actifs contre 10% en moyenne.

En Europe de l’Est, on observe le même phénomène : un secteur tertiaire inférieur à la moyenne au profit des autres secteurs.

>Lescatégories socioprofessionnelles :
sur-représentation des cadres


La répartition de la population française établie hors de France par catégorie socioprofessionnelle diffère fortement de celle observée en France. Ainsi en France, 13% des actifs sont classés en cadres supérieurs (et professions intellectuelles). Chez les Français de l’étranger, cette proposition s’élève à 34% en 2005. Cette particularité a tendance à se renforcer : en 1992, la proportion de cadres était de 30 %.

D’une façon générale, là où la population française est importante, les caractéristiques de la population se rapprochent de celles de la population locale. Pour reprendre l’exemple des cadres, en Europe occidentale, la part des cadres est de 27% soit 7 points de moins que la moyenne mondiale. C’est dans cette région que la proportion de cadres supérieurs est la plus faible. En Amérique du Nord, le pourcentage est proche de la moyenne tout en étant supérieur (37%).

En Europe de l’Est et en Asie-Océanie, la proportion de cadres parmi les actifs dépasse 50%. Elle est de 46% en Afrique du Nord et 42% en Amérique Centrale et du Sud.

A l’inverse, la part des ouvriers est très faible: 3,2% contre 26,9% sur le sol français. Là aussi, l’écart se creuse, la proportion d’ouvriers a quasiment baissé de moitié en 13 ans,de (6,6% en 1992).Mais la région où cette proportion d’ouvriers est la plus forte est l’Europe Occidentale (4,9%
).

Les pays préférés des Français : la Suisse reste en tête

 

 

 

         

 

 

 


 


 

               

 

 

 

 

 

Les évolutions dans le monde
expliquer la baisse.

> Asie-Océanie
Dans cette région,la croissance de la population mesurée par le registre des Français se poursuit à un rythme élevé : +8,8% en 2005, contre +4,3% en 2004. Sur dix ans, le taux de croissance moyen a été de 4,1%.

Dans tous les grands pays, la population française connaît un fort développement. En Chine, l’accroissement est spectaculaire :
+16,3%. De même en Thaïlande : +13,5%,à Singapour : +18,9%, en Nouvelle-Zélande : +19,5%, en Malaisie : +15,5%, etc. Dans d’autres pays, la croissance est plus modérée, comme en Inde : +3,1%, au Japon : +5,5%.

Ces résultats retracent sans doute le développement de la communauté française dans cette région,mais ces chiffres doivent être tempérés par les effets du changement de la procédure d’immatriculation.

> Europe de l'Est
La population française établie dans cette région a augmenté fortement en 2005 : +7,4%.Là aussi,le tableau est très contrasté. Des pays connaissent de fortes baisses, la
Pologne par exemple (-9,7%), d’autres, au contraire,des hausses spectaculaires,comme la Roumanie (+16,4%), la Russie (+14,2%).


Quelles raisons peut-on donner pour expliquer ces variations ? Pour la Pologne, la suppression de l’inscription à Cracovie peut

expliquer la baisse. Les nouveaux membres de l’Union Européenne, hors  emplois appartiennent au secteur tertiaire, la dominance est forte et s’accentue nettement en 10 ans. En France, le secteur tertiaire occupe 72% des actifs.

Quelques pays ou régions présentent des particularités : en Amérique du Nord où le secteur tertiaire atteint 93% et,à l’opposé,

l’Afrique non francophone où le tertiaire ne représente que 68% de l’activité. Dans cette région, le secteur industriel est très implanté et occupe 27% des actifs contre 10% en moyenne.

En Europe de l’Est, on observe le même phénomène : un secteur tertiaire inférieur à la moyenne au profit des autres secteurs.

>Lescatégories socioprofessionnelles :
sur-représentation des cadres


La répartition de la population française établie hors de France par catégorie socioprofessionnelle diffère fortement de celle observée en France. Ainsi en France, 13% des actifs sont classés en cadres supérieurs (et professions intellectuelles). Chez les Français de l’étranger, cette proposition s’élève à 34% en 2005. Cette particularité a tendance à se renforcer : en 1992, la proportion de cadres était de 30 %.

D’une façon générale, là où la population française est importante, les caractéristiques de la population se rapprochent de celles de la population locale. Pour reprendre l’exemple des cadres, en Europe occidentale, la part des cadres est de 27% soit 7 points de moins que la moyenne mondiale. C’est dans cette région que la proportion de cadres supérieurs est la plus faible. En Amérique du Nord, le pourcentage est proche de la moyenne tout en étant supérieur (37%).

En Europe de l’Est et en Asie-Océanie, la proportion de cadres parmi les actifs dépasse 50%. Elle est de 46% en Afrique du Nord et 42% en Amérique Centrale et du Sud.

A l’inverse, la part des ouvriers est très faible: 3,2% contre 26,9% sur le sol français. Là aussi, l’écart se creuse, la proportion d’ouvriers a quasiment baissé de moitié en 13 ans,de (6,6% en 1992).Mais la région où cette proportion d’ouvriers est la plus forte est l’Europe Occidentale (4,9%
).

Les pays préférés des Français : la Suisse reste en tête