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Les couleurs, la danse et la musique, les arômes d’Oaxaca seront réunis ce mois-ci (NDLR juillet) pour continuer la tradition pour présenter et offrir aux visiteurs le patrimoine le plus précieux des villages et des villageois: la culture dans ses expressions les plus joyeuses et festives.
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Coopération, générosité, participation et délicatesse, sont les mots qui expriment ce que l’on appelle en zapotèque: Guelaguetza, et qui aujourd’hui désigne une tradition populaire joyeuse et festive qui enchante tous ceux qui y participent.
Une fête indigène et métisse
Ses origines remontent à l’époque préhispanique, elle fût reprise lors de la Colonisation sous d’autres formes et se célebre aujourd’hui sous le nom qu’elle porte depuis la moitié du XX ème siecle, avec toujours de nouvelles surprises. A l’occasion de cette festivité, plusieurs sont les légendes et traditions qui se retrouvent et réunissent la diversité d’Oaxaca.
On raconte que dans l’antiquité, on célébrait la déesse du maïs, Centéotl, ce qui incluait le sacrifie d’une jeune fille. Plus tard, avec l’évangélisation, elle se transforma en fête de la Vierge du Carmen, qui perdure jusqu’à nos jours, aujourd’hui caractérisée par son côté multiethnique et populaire. Elle est devenue, pour l’habitant d’Oaxaca, la célébration la plus importante.
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Lundi et le mois entier
Seize groupes ethniques de huit régions distinctes dansent, jouent de la musique, chantent, revêtent leurs costumes traditionnels, et offrent les fruits et les délices de la cuisine régionale dans un bouquet de couleurs durant les deux dernieres semaines de juillet, où les lundi sont les jours les plus importants. Mais aujourd’hui, tout le mois de juillet est le mois de la Guelaguetza et l’on peut trouver diverses activités dans l’Etat de Oaxaca, et même ailleurs des chanteurs connus, des peintures, de l’artisanat en plus de la tradition. |
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La fête du Lunes del Cerro, autre nom de la Guelaguetza, se déroulait sur le Mont del Fortín dans la ville de Oaxaca, où se situe le temple du Carmen, dont la construction originelle remonte au XVIème siècle, lorsqu’il remplaça l’ancien Teocalli de Huaxyacac.
Depuis 1974 et l’édification de l’auditorium Guelaguetza, théâtre ouvert d’une capacité pour recevoir plus de 11 000 personnes, l’amabilité des peuples de Oaxaca s’est concentrée dans ce lieu où apparaissent l’une après l’autre les danses, la musique et les cadeaux que les communautés lancent au public qui les applaudit : fruits, chapeaux, des symboles de la terre.
Mais la générosité et la célébration s’étendent maintenant à une grande partie de la ville et de l’Etat. Les rues de la capitale sont devenues aussi le lieu de nouvelles formes où participent, le théâtres et des espaces d’une remarquable beauté. |
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Une invitation pour tous
La fête est organizée comme une Calenda, ou défilé traditionnel d’Oaxaca pour ainsi inviter tous les habitants et les touristes à participer à la fête, les délégations montrent leurs coloris et jouent leur musique dans les rues. Au son de la Chirimía (flûte traditionnelle) et du tambour, accompagnée par les artificiers et avec à leur tête les "marmotas" (sorte de lampion géant) et des géants (représentation de personnages populaires de très grande taille qui dansent au son de la musique) et par les "Chinas" d’Oaxaca, femmes portant des corbeilles avec des ofrendes pour la Vierge, chaque délégation a son propre groupe de musique, une tradition et une distinction des villages de Oaxaca.
De plus, avant le lundi 23 Juillet, premier Lundi del Cerro, les participants élisent la reine, une femme, indigène, qui représente la culture, la sagesse et la beauté de sa communauté, ainsi que la fête elle-même. |

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De la terre pour la terre
Amuzgos, chatinos, cuicatecos, chinantecos, chontales, chochos, zapotecos, mixes, mixtecos, zoques, huaves, ixcatecos, mazatecos, popolucas, triques et nahuatlecos, tous ces peuples montrent avec orgueil leurs coutumes et traditions; avec l’art renouvelé et ancestral de leurs broderies et leurs costumes; avec les fruits de leur travail; avec les délices de leur gastronomie riche et variée.
Et ceux qui profitent de ces festivités pourront dire "salud" à la richesse de la terre en buvant la boisson artisanale traditionnelle qu’est le mezcal, sans oublier le rituel de rigueur qui doit précéder la premiere gorgée : renverser trois gouttes de la boisson sur le sol afin de lui rendre tout ce qu’il nous a donné et continuer à célébrer chaque année, le maïs, la Vierge et la générosité des peuples de Oaxaca. |
Plus d’informations sur: www.oaxaca.org.mx/guelaguetza
Daniela Marcos © México Desconocido nº 365, juillet 2007, tous droits réservés
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